life update : avril à juillet 2020

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Il y a des jours où je m’impressionne. Des jours où je me demande où je vais puiser cette force. J’ai toujours pensé que mon anxiété et ma sensibilité exacerbée me rendaient faible.

Ce n’est pas vrai.

Je me rends compte, pas à pas, que je réussis toujours à relativiser. À voir le positif. Même quand c’est dur. Mais si cela prend du temps. J’ai passé les quatre derniers mois à angoisser. À m’accrocher au passé. Et pourtant, maintenant que je pose un regard en arrière… je ne vois plus tout ça.

Je vois une Morgane qui a réussi à terminer son roman en un temps record.

Je vois une Morgane qui a validé son bac+5 avec une très bonne moyenne.

Je vois une Morgane entourée et aimée.

Je vois une Morgane aux mille et uns projets.

Je vois une Morgane qui trouve toujours la force de rebondir. C’est une nouvelle vie qui m’attend. Je ne veux plus refaire les mêmes erreurs. Je veux me recentrer sur moi et toutes les choses qui m’apportent tant de joie. J’ai désormais la force de lâcher tout ce qui me rend malheureuse, tout ce qui ne me fait pas sourire.

Je suis puissante et patiente. J’accepte le fait de parler et d’agir avec mon coeur, même si cela m’apporte parfois de la souffrance, et accorde une grande importance à ma richesse émotionnelle. Je suis prête à accepter n’importe quelle situation comme une opportunité d’apprendre et de grandir.

Je suis prête à rêver grand sans m’en excuser, à ne pas minimiser mes rêves, à autoriser mon coeur à anticiper tout ce qui pourrait arriver.

Dorénavant, je fais confiance à la vie.

life update : mars 2020

J’ai tellement appris sur la vie, ce mois-ci. Je regrette qu’il ait fallu une épidémie mondiale pour réaliser certaines choses.

Aujourd’hui, cela fait exactement deux semaines que je suis rentrée en période d’incubation après une contamination au COVID-19. Après un bon mois à être malade, je me sens enfin assez forte et en bonne santé pour pouvoir dire que putain, j’ai combattu ce fichu virus !

Malgré la douleur, la peur, les pleurs, la solitude et la dépression des jours où tout devient trop, ce confinement total m’a permis de me recentrer sur moi-même. Quelle chance nous avons, d’être assez libre pour pouvoir nous promener dans la rue et profiter du soleil sur nos joues… Je n’en prenais pas conscience avant aujourd’hui. C’est peut-être cliché à dire, mais je ne prendrai plus jamais cela pour acquis. Je ne prendrai pas non plus ma vie, ni celle de mes proches, pour acquises.

Soudain, tout m’a paru futile. Aux personnes que j’ai pu blesser dans cette vie, même involontairement, je suis désolée. À celles qui m‘ont blessée, je n’ai plus aucune rancoeur. Je pardonne tout. Je veux avancer avec le coeur pur et positif, sans aucune colère pour me retenir en arrière.

Enfin, à vous qui me lisez : prenez soin de vous et de vos proches. Dites-leur souvent que vous les aimez. Souriez. Ne vous forcez pas à être productifs en cette période de confinement. Reposez-vous. Faites ce qui vous fait plaisir. Soyez indulgents envers vous-mêmes.

Je vous soutiendrai toujours.

Morgane, qui aime et qui est aimée.

life update : février 2020

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Ce mois-ci, j’ai eu 24 ans. Ce mois-ci, j’ai pris conscience de l’amour que l’on me porte, des gens qui m’entourent, qui me soutiennent, et qui font tout pour me faire sourire… La chance que j’ai, vraiment, d’être si bien entourée et comprise. Aimée.

J’ai commencé à prendre du recul concernant ce sur quoi je n’ai aucun contrôle ; à prendre les choses moins à coeur ; à laisser couler. Car il y a des choses, des personnes, qu’on ne pourra jamais changer… et ce n’est pas grave.

On ne peut pas toujours être positif/ve non plus. Il y a des jours où l’on n’a pas envie de faire semblant. Des semaines où l’on n’a pas envie de voir « le bon côté des choses ». Et c’est OK. On est humain. On ne peut pas toujours voir le verre à moitié plein. Je n’étais pas au meilleur de ma forme en ce mois de Février, et cela m’a beaucoup fait culpabiliser auprès de mes proches.

Puis peu à peu, j’ai arrêté de m’en vouloir. A la place, je me suis reposée sur eux et ai profité de toutes ces petits choses du quotidien qui me donnaient du baume au coeur. Une journée à Disney en parfaite compagnie. Des macarons. Un anniversaire entre amis. Un concert incroyable. Un cinéma avec mon frère. Un week-end à la campagne. Le fait d’avoir pu voir en chair et en os quatre des personnes qui m’inspirent le plus a beaucoup aidé également…

Février terminé, Mars entamé. Me voilà dans un meilleur état d’esprit, optimiste et déterminée. Parfois, la seule chose à faire est d’attendre.

Morgane, qui aime et qui est aimée.

Happy Valentine’s Day !

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Puisque c’est la Saint Valentin, et qu’à la Saint Valentin on fait étalage de son amour (c’est ce qu’on dit), je vous ai concocté une petite surprise sur le pouce… signée Fleur, ma prochaine héroïne ! J’espère qu’elle vous plaira (attention aux spoilers !).

Surtout n’oubliez pas de dire à vos proches que vous les aimez, et pas seulement aujourd’hui. Et si vous êtes seuls et que vous déprimez un peu devant tout ce dégoulinement d’amour, rappelez-vous que Bridget Jones finit avec Mark Darcy. Personnellement, ça me réchauffe toujours le coeur.

Moi, je vous aime. Très fort.

Des bisous pailletés.


EN ATTENDANT GODOT AARON

« Mon taxi est bloqué dans les bouchons. J’aurai du retard. Je vous tiens au courant.

Aaron. »

Je sursaute en remarquant son prénom apparaître sur mon écran de portable. Mon coeur tressaille également, mais j’ignore ce détail de mon plein gré. Je n’ai pas l’habitude de recevoir des SMS de sa part ; pour être honnête, je n’étais même pas sûre qu’il sache comment se servir de son téléphone. Il l’ignore, mais je l’ai vu se battre avec la machine à café pendant bien dix minutes jeudi dernier, pour finalement lancer un « Je n’ai pas soif, de toute façon » et retourner à son bureau. Ses oreilles arboraient une jolie teinte rosée.

— Bonjour à toi aussi, bougonné-je dans ma barbe en lui répondant que je l’attends.

Aller en week-end d’affaires avec Aaron Choi le jour de la Saint Valentin… Ou comme j’appelle ça : mon pire cauchemar. Je m’en suis plainte auprès de Dana et Eleanor, mes colocataires, hier soir. Il était hors de question que j’y aille. J’avais déjà préparé l’excuse de la gastro super contagieuse, mais elles m’ont vite fait changer d’avis. Leur argument choc ? « D’accord, Aaron te déteste corps et âme, mais au moins tu ne déprimeras pas ici parce que personne ne t’aime ! ». Ah. Oui. Dit comme ça, effectivement, ça rassure.

Je décide d’aller m’asseoir pour l’attendre, trouvant un siège vide dans le hall des départs. A côté de moi se trouve un jeune homme fermement agrippé aux accoudoirs, le regard fixé devant lui et les pieds agités. Il n’a pas l’air d’aller très bien. Je m’apprête à lui demander si ça va quand je suis interrompue par une voix féminine :

I can’t believe we have to go back… Fuck this.

Une magnifique déesse se trouve à quelques mètres, habillée d’une chevelure de feu rassemblée en un chignon sur son crâne et d’un sweatshirt d’homme qui fait trois fois sa taille. Elle semble agacée. Je la regarde poser son sac à dos d’aventurière par terre tandis qu’un homme pose une main sur sa nuque pour l’apaiser.

I’m so sorry, Aze. I wish we could stay longer…

— Merde alors, s’exclame-t-elle d’un accent absolument adorable, et l’homme rigole en lui demandant si ce sont vraiment les seuls mots français qu’elle a retenus.

What else is there to learn anyway ? I know baguette, too.

— Very important, indeed, approuve-t-il en l’embrassant, ses bras enlaçant sa taille.

Je devrais leur laisser de l’intimité, mais je ne peux détacher mes yeux de cette fille. Elle est sublime, cela ne fait aucun doute. Mais c’est sa confiance en elle qui me heurte en vagues violentes. Son petit-ami, lui, a l’air plus posé. Il lui propose de s’asseoir en attendant qu’il lui rapporte à manger. Elle souffle sur l’une de ses mèches de cheveux et s’installe en face, les jambes croisées sous ses fesses.

Un nouveau message d’Aaron me sort de ma rêverie : « Je pense être là dans une trentaine de minutes ». Je suis en train de lui répondre quand j’entends mon voisin bégayer des choses inintelligibles dans sa barbe. Persuadée qu’il me parle, je me penche vers lui.

— Vous m’avez parlé ?

Il secoue la tête sans m’accorder un regard, sa bouche se formant en une grimace effrayée. Malgré sa peau mate, je remarque le manque de couleur dans ses joues. Il n’a vraiment pas l’air bien. Je remarque le pins Star Wars sur sa veste en jean.

Je jette un œil autour de moi, ne sachant pas quoi faire, et rencontre le regard de Miss Baguette. Elle hausse un sourcil, l’air de ne pas s’en soucier.

— Est-ce que vous avez besoin d’aide ? demandé-je doucement.

L’homme ferme les yeux et pousse un long soupir dramatique.

— Je vais probablement mourir très bientôt.

J’ouvre grands les yeux, prise de court. Je ne m’attendais pas à ça.

— Je suis vraiment désolée, je… Est-ce que je peux faire quelque chose ?

— Je crains que non, répond-il en projetant son regard au loin. On nait poussière et on redevient poussière…

 — On naît poussière… ?

 — … c’est le cycle de la vie, continue-t-il sans me prêter attention. Je dois seulement accepter mon destin. Un dicton dit que…

— Il ne va pas mourir, il a juste la frousse, intervient une fille aux cheveux roses d’un ton blasé, venue de nulle part. Je te préviens Jason, si tu me fais le coup du crash au moment du décollage, je t’abandonne quand on atterrit. J’ai eu assez honte la première fois. Tiens, mange.

Elle fourre une banane dans sa bouche et m’adresse un fin sourire d’excuse. Le garçon en question – Jason ? – se tourne enfin vers moi, un grand sourire aux lèvres, et je comprends qu’il s’est foutu de moi. Je souffle de soulagement, embarrassée. Il y a vraiment des gens bizarres sur cette terre.

— Ce n’est vraiment pas drôle…

— Je suis très sérieux ! Vous savez combien de gens meurent en avion ? Plus qu’on ne le croit.

— Jason, arrête.

— Je ne connais pas cette femme, me souffle-t-il d’un air conspirateur, en pointant sa partenaire du doigt. Elle me suit depuis que je suis sorti de chez moi… J’ai peur pour ma vertu.

— Je…

— Elle est toujours derrière moi ? me chuchote-t-il, faisant mine de se cacher derrière sa paume de main.

J’ouvre la bouche, perdue, et lève lentement les yeux au-dessus de lui. La fille aux cheveux roses me fusille du regard. Je ne l’avouerais jamais, mais elle est terrifiante.

— Oui.

— Elle me regarde encore ?

— Euh… Oui.

Il secoue la tête pour toute réponse, mimant silencieusement avec ses lèvres : HELP.

Je sais qu’il plaisante – je crois ? – mais je ne peux m’empêcher de me sentir mal à l’aise. Je lui souris pour toute réponse, tentant maladroitement de revenir à ma place, mais je ne peux m’empêcher de les observer quand il se tourne vers elle pour lui dire qu’il rigole.

— Je sais que c’est la St Valentin, mais tu peux arrêter de flirter avec tout le monde, s’il te plait ? lui demande-t-elle quand il l’assoit sur ses genoux.

— Moi, flirter ? s’offusque-t-il. Bébé, je ne flirte qu’avec trois personnes : toi, Loan et Mistinguette.

Elle le regarde longuement, puis déclare en secouant la tête :

— Qu’est-ce que… ? Laisse tomber, je ne veux même pas savoir.

Il éclate de rire et la fait taire d’un baiser fugace. C’est le moment que je choisis pour détourner les yeux. Pourquoi tous ces couples dégoulinants d’amour se posent-ils tous à côté de moi ? Je regarde ma montre et l’espace d’un instant, mon esprit vagabonde vers Aaron. Mon Aaron. Si les choses étaient différentes, peut-être que…

Non. C’est du passé. Tu dois tourner la page, Fleur.

— Tu n’es toujours pas pardonné, donc sois gentil.

Impossible de ne pas entendre leur conversation, pourtant j’essaie.

— Je te l’ai déjà dit, je suis désolé, ça avait pourtant l’air cool dans le film…

— Pas ça, crétin, dit-elle en lui frappant le torse, les joues roses. De me faire passer la Saint Valentin avec nos meilleurs amis. Ils sont aussi ennuyeux que tes grands-parents. Pourquoi toi et Loan avez accepté l’idée de Violette ?

— On parle de moi ?

Les meilleurs amis, je présume. Une petite blonde au sourire rayonnant et un homme baraqué à la barbe naissante se tenant la main. Ils sont mignons. Ce dernier fronce les sourcils en voyant le teint pâle de son ami, mais celui-ci lui assure que tout va bien.

La fille aux cheveux roses se redresse, prise en faute, au moment où Jason lui sauve la mise.

— Zoé disait que tu avais eu la meilleure des idées, en proposant ce week-end.

— Exactement, confirme cette dernière entre ses dents. On vous voit tellement peu souvent !

Je ne connais pas leur vie, mais je peux facilement entendre la pointe de sarcasme derrière sa dernière phrase. Ladite Violette n’a pas l’air de saisir, réjouie, mais son compagnon sourit d’amusement derrière son dos.

— Va t’asseoir, si tu as mal aux jambes, lui intime-t-il. On a encore le temps.

Elle s’exécute et je ne peux m’empêcher de scruter sa jupe en tulle rose pâle. On dirait une princesse des temps modernes. Son aura est si lumineuse qu’elle attire tel les rayons du soleil. Elle va pour s’installer en face, manque de place, quand son regard tombe sur la peluche Reine des Neiges qui dépasse du sac de Miss Baguette. Son visage s’éclaire et elle se penche immédiatement vers elle :

— Oh, je peux vous demander où vous l’avez eue ? Vous aimez la Reine des Neiges ?

La rousse la regarde en retour, un sourcil arqué. De toute évidence, elle préfère qu’on ne la dérange pas. Elle lui fait comprendre qu’elle ne parle pas français, mais la prétendue Violette persiste.

Do you like Frozen ?

Miss Baguette semble déçue de ne pas être tirée d’affaire. Les gens, ça n’a pas l’air d’être son truc. Elle lui offre toutefois un rictus poli, avant de répondre :

No, but my daughter does. I bought it for her.

Je tente de ne pas montrer ma stupéfaction, mais c’est impossible. Cette femme a une fille ? Une fille en âge d’aimer La Reine des Neiges, qui plus est. Elle n’a pas du tout l’air d’être maman, mais comment pourrais-je savoir à quoi une maman est censée ressembler ? Je suis loin d’être une experte. Je n’en ai jamais eue.

Oh my God, really ?! sourit Violette en s’approchant davantage, lui demandant si elle a préféré le premier ou le deuxième film.

Miss Baguette ouvre grands les yeux face à l’envahissement de son espace personnel. On dirait un animal effrayé.

— On a perdu Violette-qui-sent-la-violette, soupire ledit Jason. Je donne un quart d’heure à cette pauvre fille avant de prétendre avoir un avion à prendre.

— Un quart d’heure, t’es gentil, blague sa copine. Je lui donne dix minutes.

Le petit copain leur accorde un regard noir.

— Vous êtes vraiment affreux… Cinq me paraît suffisant.

Un petit sourire m’échappe tandis qu’ils se high five à trois. C’est un réel plaisir de regarder la scène qui se déroule en face de moi. La petite blonde déblatère plus vite que son ombre, illustrant ses propos avec des grands gestes de la main. Miss Baguette fait semblant d’être aimable au début, mais au bout de sept minutes – je le sais car le fameux Jason chronomètre à mon côté –, elle se contente de la regarder d’un air éteint, la main contre sa tempe. A croire qu’elle a déjà mal à la tête.

Elle est sauvée par l’apparition de son petit ami, les mains chargées de sandwichs et autres snacks. Il s’excuse en expliquant qu’il y avait la queue. Elle lui saute presque dessus, un « Thank God, never leave me again ! » soulagé s’échappant de ses lèvres.

— On te fera un virement, soupire Jason à la fille aux cheveux roses, qui affiche un sourire triomphant.

Ladite Violette semble comprendre que ses monologues ont mis tout le monde mal à l’aise car elle rougit fortement et se replie sur elle-même d’un rire qui sonne faux.

I’m sorry… I’ll leave you alone.

C’est plus fort que moi, j’ai de la peine pour elle. Mes parents diraient que « j’ai de la peine pour tout le monde, de toute façon ». Mais c’est vrai. Je l’admire d’aller vers les gens si facilement. Ce n’est pas facile. J’ai longtemps été comme ça, plus jeune, mais plus maintenant. En grandissant, le rejet a fini par me terrifier.

Je ne suis pas la seule à me sentir mal, puisque sa meilleure amie semble sur le point de se battre avec quelqu’un.

— Je vais frapper cette fille si Violette ne retrouve pas le sourire très rapidement.

— Doucement, Rocky, lui murmure Jason. Regarde.

J’obtempère également. En face, Miss Baguette semble prise de remords. Elle observe Violette du coin de l’œil, se mordant la lèvre, puis tend un chocolat dans sa direction.

Here. I know some people don’t love chocolate, but oh well.

— Are you kidding me ?! s’étonne Violette, l’air heureuse. Chocolate is my whole life !

— Merci pour moi, marmonne son petit-ami.

Et c’est reparti pour un énième monologue. Mais cette fois, Miss Baguette et son copain l’écoutent d’un air amusé. J’attends bien sagement dans mon coin tandis qu’ils font tous connaissance. Deux retournent aux Etats-Unis après un week-end en amoureux, quatre autres prennent l’avion direction la montagne. Je ne les connais pas, et je sais pertinemment qu’ils ne resteront pas en contact, mais mon cœur se réchauffe à l’idée d’avoir pu assister à leur rencontre. C’est beau à voir.

Ils partent tous au fur et à mesure, Jason m’accordant un signe de la main en guise d’au revoir, et très vite je suis à nouveau seule. Seule, toujours seule.

Je les envie. Je pourrais avoir ça, moi aussi. Si je n’étais pas trop flippée.

La vérité, et je n’ai pas osé l’avouer à mes amies, c’est qu’Aaron a beau me détester… je suis tout de même heureuse de passer la Saint Valentin en week-end d’affaires.

Si cela veut dire être auprès de lui.

life update : janvier 2020

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Une nouvelle année, un nouveau départ. L’occasion de prendre de bonnes résolutions et de se promettre de faire de son mieux. Personnellement, je me jette dans 2020 avant beaucoup d’attentes, et surtout beaucoup de bonne volonté. Cette année, je veux faire de mon mieux. Cette année, je veux prendre soin de moi. Janvier m’a rudement mise à l’épreuve, mais je commence Février avec un sourire au visage. Ce mois-ci sera meilleur. Parce que je me le suis promis.

Aussi parce que je fêterai mon anniversaire dans cinq petits jours.

Déjà.

Je réalise seulement maintenant que j’ai vécu vingt-quatre longues années… Une petite éternité. J’en ai passé dix à me détester et à me punir. Mais je ne regrette rien, puisque ces difficultés m’ont façonnée. Aujourd’hui, je choisis le bonheur. Aujourd’hui, j’ai décidé d’apprendre de mes erreurs. Ce mois-ci m’a beaucoup éclairée sur ma relation avec le monde. Malgré tous mes défauts – et je les connais mieux que personne -, je suis toujours la première à aider les gens, à les soutenir, à tenter de comprendre les raisons derrière leurs agissements, à vivre avec parce que je les aime. Mais pendant ce temps-là, j’oublie d’être là pour moi.

Comprendre, c’est une chose. S’oublier au profit d’une relation, c’en est une autre.

Se choisir n’est pas égoïste.

Se protéger n’est pas égoïste.

Je suis une priorité.

Vous êtes votre priorité.

J’ai toujours eu un problème avec l’idée que certaines personnes pouvaient ne pas m’aimer – ou m’aimer moins que d’autres. Un complexe enfantin et autocentré dont j’essaie de me débarrasser, encore aujourd’hui. Mais petit à petit, je comprends.

Je ne peux pas être aimée de tout le monde.

Et ça ne remet absolument pas en cause la personne que je suis. Et quand bien même ; que puis-je y faire ? Je suis ce que je suis. Je ne peux pas changer, encore moins pour les autres. À 24 ans, je veux arrêter de me plier en quatre pour faire en sorte que les gens m’aiment, ou continuent à m’aimer. Je veux arrêter de m’excuser pour tout et n’importe quoi.

Je veux pouvoir vivre ma vie en me disant : « C’est ce que je suis, dans toute mon imperfection, et c’est assez. »

Parce que ça l’est.

Morgane, qui aime et qui est aimée.

life update : bye bye 2019 !

Happy New Year !

Chère moi,

Cette année n’a pas été facile. Cette décennie non plus.

Tu as connu beaucoup de déceptions et de coups durs, ces dix dernières années. Tu t’es battue contre des démons, contre la vie et contre toi-même. Mais j’écris ça quatre heures avant la nouvelle année et je me rends compte… qu’au final, ce n’est pas le mauvais que je retiens. Ce fut une bonne décennie. J’ai été heureuse. J’ai été forte. J’ai réalisé mes rêves. A bientôt 24 ans, j’ai compris que tout ce temps, je me battais dans le vide. Je ne suis pas mon ennemie, bien au contraire. Je suis la personne que je devrais aimer le plus sur cette terre. La seule avec qui je vivrai toute ma vie. Celle avec qui je devrais faire preuve d’indulgence.

Cela m’a pris du temps, mais j’y suis presque parvenue.

Morgane, je suis désolée. Je suis désolée d’avoir pu te détester et te maltraiter, d’avoir laissé des étrangers te laisser penser que tu ne méritais rien quand tu méritais tout. Je suis désolée de t’avoir écrasée, cachée, humiliée, minimisée. Je t’aime toute entière, sans concession. Tu peux te montrer désormais. Tu peux briller. Merci de ne jamais avoir sombré. D’avoir toujours cru à quelque chose de meilleur. De n’avoir jamais cessé de rêvé. Merci, malgré les moments les plus sombres, d’avoir continué à aimer, à faire confiance, à te jeter les yeux fermés vers l’inconnu.

Merci d’avoir gardé un coeur bon et ouvert vers autrui, d’avoir conservé tes valeurs et tes convictions.

Je suis fière de toi.

Faisons de 2020 NOTRE année.


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Un selfie par mois en 2019

Et voilà… Nous sommes officiellement en 2020. Une nouvelle année, une nouvelle décennie. Un nouveau départ. J’ai encore du mal à y croire. Je suis bien heureuse que 2019 se termine, pour diverses raisons. Mais quand je repense à tout ce que j’ai vécu cette année, je réalise toutes les choses dont je suis immensément reconnaissante ; toutes les choses dont je devrais être fière d’avoir accomplies ou découvertes.

  • J’ai validé mon master 1
  • J’ai lu plus de 100 livres
  • J’ai publié un nouveau roman
  • J’ai vendu les droits de mes romans à l’international
  • J’ai vaincu mon hyperphagie
  • J’ai voyagé (Angleterre, Irlande, Allemagne, Italie)
  • J’ai découvert la kpop
  • J’ai assisté à de nombreux concerts : P!ATD, BTS, NCT 127, The Rose
  • J’ai commencé la conduite (bientôt le permis !)
  • J’ai participé à tout pleins de salons/festivals, et rencontré des tas de gens géniaux
  • Je me suis fait de nouveaux amis extraordinaires
  • Je suis restée globalement heureuse et en bonne santé

Je trouve que c’est plutôt positif, non ? Ce dont je suis le plus fière cette année, c’est d’avoir eu THE déclic ; et d’avoir pris la décision d’enfin prendre soin de moi. Que ce soit psychologiquement comme physiquement. J’ai appris à faire des choix sains pour moi et moi seule, à aller au-delà de la peur et à mieux gérer mon anxiété. Ce n’est pas encore parfait, mais j’y arrive petit à petit. Pour faire encore mieux, voici une liste de  mes nouvelles résolutions pour 2020.

  • Avoir le permis
  • Valider mon bac+5
  • Publier un nouveau roman
  • Apprendre le coréen
  • Reprendre la danse
  • Vivre seule
  • Voyager davantage
  • Lire 100 livres
  • Faire plus de sport

Mais aussi des résolutions plus abstraites :

  • Apprendre à être plus courageuse et à dépasser mes peurs
  • Arrêter de me plaindre
  • Faire la paix avec mon passé
  • Ne pas abandonner, et ce malgré la difficulté d’une situation
  • Croire en mes capacités
  • Prendre soin de moi et des gens que j’aime

Je sais que 2020 ne sera probablement pas un long fleuve tranquille ; ça ne l’est jamais. Mais je veux qu’un an plus tard, en revenant sur mon année, je ne retienne que le positif. Et je compte bien donner le meilleur de moi-même. J’ai un bon pressentiment.

Enfin, à vous : merci d’avoir été là en 2019 ainsi que les années précédentes, d’avoir cru en moi et de m’avoir soutenue sans concession. J’ai hâte de vivre toutes les années suivantes à vos côtés, et de créer de nouveaux souvenirs ensemble.

Morgane, qui aime et qui est aimée.

life update : novembre 2019

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De manière différente, chacun trouve force et courage quelque part. Petites ou grandes, ces choses nous permettent de trouver refuge et, à long terme, de grandir.

Récemment, les paroles d’une personne que j’admire beaucoup a joué ce rôle pour moi. Grâce à lui, j’ai pu garder la tête au-dessus de l’eau ce mois-ci. J’ai compris, une bonne fois pour toutes, que j’étais maîtresse de mes angoisses et de mon stress. Et non l’inverse.

« You don’t always need a plan. Sometimes you just need to breath. Trust. Let go, and see what happens. »

Cette citation m’a frappée en plein coeur. Moi qui ai toujours besoin d’un plan, d’une certitude, de quelque chose à quoi me raccrocher, j’ai compris que parfois… il est nécessaire de se laisser aller. De se laisser surprendre. L’imprévu n’est pas toujours négatif. Au contraire. Il y a des fois où il faut simplement arrêter de stresser et accepter la situation telle qu’elle est. Se faire confiance. Et foncer.

C’est difficile, certes. On n’arrête jamais vraiment de stresser parce qu’on le souhaite.

Mais il est toujours possible de garder ce stress tout en le contrôlant. Tout en lui disant : « Aujourd’hui, tu ne me feras pas perdre tous mes moyens ». En appliquant cela, j’ai pu remarquer que j’étais bien plus confiante et sereine face aux situations d’angoisse.

Alors trouvez ces petites ou grandes choses qui vous donneront ce courage, cette force… et lancez-vous.

Morgane.

Thanksgiving: what I’m grateful for in 2019

Aujourd’hui aux États-Unis, les américains célèbrent une fête très spéciale qu’on appelle Thanksgiving. C’est un jour que l’on passe généralement en famille – ou entre amis -, un jour où l’on est thankful (reconnaissant) de ce qu’on a, de ce que la vie nous donne chaque jour. Je sais que cela ne se fait pas en France, mais j’avais tout de même envie d’écrire un post à ce sujet. Pour remercier, tout simplement.

Je crois que j’ai longtemps pris les choses comme acquises. Je n’ai pas toujours mesuré la chance que j’ai d’être née et d’avoir grandi dans un foyer comme le mien, dans un pays aussi beau que la France, d’être aimée et en bonne santé. Mais à mesure que je grandis, je comprends le privilège qui m’a été donné. Malgré tous les obstacles et les difficultés, je veux être plus positive. Je veux regarder vers l’avant, et non vers l’arrière. Profiter du moment présent. Je vis une vie différente de celle que je m’étais imaginée plus jeune, mais pas moins merveilleuse.

En ce jour de grâce, je suis reconnaissante d’avoir une famille qui m’aime, une famille qui m’a aidée à grandir et qui a su m’inculquer des valeurs dont je suis fière aujourd’hui. Une famille aimante et solidaire face à la difficulté.

Je remercie les amis que j’ai, qui m’aiment comme je suis, me soutiennent et qui chaque jour font naitre un sourire sur mon visage. Mais aussi ceux que j’ai aimés puis perdus, pour m’avoir apporté de bons moments quand j’en avais besoin. Je ne regrette rien, surtout pas les fous rires.

Je suis surtout reconnaissante d’être moi, un petit mais grand être humain en bonne santé. Une femme capable de s’éduquer, de travailler, de voter, de faire ce qu’elle aime et d’aimer qui elle veut.

Merci à vous, enfin, qui me suivez dans cette aventure. Vous, qui sans me connaitre m’aimez et me soutenez. Je n’ai toujours pas les mots pour ça. Je ne les trouverai jamais. A l’inverse, je suis reconnaissante de ces personnes incroyables qui m’inspirent à distance, dont les mots me rassurent, et qui auront toujours une place spéciale dans mon coeur – aussi stupide que cela puisse paraître.

Je suis reconnaissante de vivre dans un monde si riche où malgré la haine, existent toujours des gens qui aiment aveuglément, inconditionnellement, indubitablement, passionnément.

Merci.

Morgane, qui aime et qui est aimée.

life update : octobre 2019

L’automne. Halloween. Facilement ma saison préférée après l’hiver et la magie de Noël. Le temps se rafraichit, les feuilles tombent et se rembrunissent. Les Pumpkin Spice Latte, les cueillettes de citrouilles, les relectures Harry Potter et le retour des bougies parfumées à la cannelle. Que demander de plus ?

Octobre a été un mois très positif pour moi. Un mois de découverte et d’amour de soi.

Après dix ans à me battre contre quelque chose qui avait le don de me gâcher la vie, voire de me paralyser, de me faire perdre toute confiance en moi et toute détermination, j’ai enfin mis un frein à ce cauchemar. Du moins, je l’espère. Je ne sais pas si c’est définitif, seul l’avenir nous le dira, mais j’ai enfin dit non.

J’ai enfin dit stop. Et j’y crois. Car cette fois, j’ai changé. Cette fois, je suis plus entourée que jamais. Mais surtout : cette fois, je m’aime assez pour vouloir ce qu’il y a de mieux pour moi.

Et c’est avec cette nouvelle persévérance que j’ai fait face à mes peurs ce mois-ci. Je suis fière d’avoir géré les évènements stressants d’Octobre comme une cheffe, reconnaissante de toutes ces personnes qui croient en moi quand je n’y arrive pas mais aussi de celles qui m’inspirent sans même me connaitre ; heureuse d’approfondir des amitiés qui sont devenues très vite précieuses…

Malgré l’anxiété du quotidien qui aura toujours sa place quoique je fasse, je reconnais enfin le chemin que j’emprunte, et ce n’est rien d’autre que celui d’une vie plus saine. Alors je continuerai à me donner tous les moyens possibles pour réussir, à avoir confiance, à me challenger, et surtout à aimer très fort.

Morgane.